Dans ce blog, nous parlerons de l'épidémie de chikungunya à La Réunion, de la gestion de cette crise, de l'utilisation des répulsifs et de la coopération médicale entre la France et les Comores

9.4.06

La nivaquine??? ou l'aquagym !

Les articles sur la Chloroquine alias Nivaquine(r) sont maintenant nombreux. Celui du blog LSZ est le plus argumenté en français.

L'effet d'annonce du nom du médicament a été étalé sur 3 jours. Mais le jeux de piste ( antiparasitaire- largement utilisé chez la femmes et les enfants) était facile et la consultation de la littérature internationale scientifique ont fait deviné aux médecins le nom du traitement annoncé par la presse comme "miracle".

L'effet anti-viral de la Chloroquine n'est pour l'instant prouvé que dans les éprouvettes. Il ne pourrait bénéficier qu'aux +/- 5000 réunionnais qui sont actuellement en virémie chik (= la fièvre Chikunguya) , actuellment principalement dans l'Ouest de La Réunion.

Le nombre de cas diminunant et la vague de moustiques infectées ( et de malades) se déplacant, il est probable ( souhaitable pour les nouveaux malades) que les programmes de recherche in vivo ( chez les hommes virémiques) arriveront peut être trop tard à La Réunion . Mais il pourront être utile en INDE car l'épidémie y flambe ( OMS 07.04.06) .

Cet effet anti-virale s'il existe in vivo ne serait pas de 100% efficace. Un rhumatologue réunionnais rapporte que certains de ces patients déjà sous Chloroquine en traitement chronique ont développé une forme classique de chikungunya.

D'autres parts lors des épidémies africaines , notamment celle de Moroni en 2005 (20 000 cas) , la protection contre le virus n'a pas été rapporté. En effet, dans ces pays, ce traitement est largement utilisé à la moindre fièvre devant la suspiscion de paludisme ( = malaria).

NB: D'ailleurs la résistance de ce médicaments est importante et le fait déconseillé aux Comores , utilisé seul, en prévention et en traitement chez les "Je Viens (= diaspora en vacances au bled), touristes , enfants et femmes enceinte comoriens. NBB Cela n'est pas vrai pour Madagascar.

A Moroni, cependant les formes de polyarthrite rhumatoïde chronique semblent plus rares. Mais il pourrait s'agir d'une protection génétique ? Origine africaine? Une étude à ce sujet Moroni ( Ngadzidja- union des Comores) serait intéressante.

Concernant dans les douleurs rhumatologues chroniques ou évoluant en poussées inflammatoires ( polyalgie-polyarthrite chikoïde), l'effet de la Chloroquine est connu et déjà utilisé. Elle est ici déjà essayé par certains patients ( hors AMM) mais ne semble que partiellement efficace.

Dans les formes invalidantes, les anti-inflammatoires des 2 types associés au Paracetamol semble donner de meilleurs résultats. Mais attention aux effets secondaire. Les différentes tisanes Péi semblent également parfois efficaces. Quelques médecins généralistes les étudient à titre privé.

Concernant les dépressions, l' état de fatigue , l'état de faiblesse, le soleil, le repos alterné avec l'activité physique , sociale et professionelle ( dans la mesure des douleurs de poussées inflammatoires) sont fortement conseillé.

Ces formes chroniques invalidantes n'ont pas encore été dénombré mais 2 à 5 % des ex-infectés ( infectants) semblent faire des formes invalidantes après plus de 3 mois. Lançons des études?

Les bains d'eau froide ou chaude, de mer comme de piscine semblent assez efficaces.

Les mairies et les professionnels de santé pourraient organiser des séances d'AQUA-GYM " Déchikante". 1 euro comme actuellment ou gratuite sur certificat médical !

1 Comments:

Anonymous Anonimno said...

alone boring queensu nominis congdon photographic crump realizing excludes wetlands blogdig
masimundus semikonecolori

18/12/09 00:52

 

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