Dans ce blog, nous parlerons de l'épidémie de chikungunya à La Réunion, de la gestion de cette crise, de l'utilisation des répulsifs et de la coopération médicale entre la France et les Comores

19.4.06

la communication : le nerf de la guerre

Le chikungunya et « l'île aux rumeurs »

Libération 19.04.06

Sandrine Cabut, envoyée spéciale à la Réunion, constate dans Libération que « confrontés depuis un an à l'épidémie de chikungunya, […] les Réunionnais ont tout imaginé. De l'origine de la maladie à son mode de contamination, de la spécificité des personnes à risque à la particularité des personnes protégées, les rumeurs les plus folles se sont répandues à la Réunion », note la journaliste. Sandrine Cabut aborde ainsi sur 2 pages ces « rumeurs » (« attaque bioterroriste, théorie du complot, virus apporté par bateau... »). La journaliste remarque notamment que « l'une des interrogations les plus tenaces concerne la transmission même du virus. Fin février 2006, en plein pic épidémique, deux tiers de la population n'étaient toujours pas convaincus que le moustique en était le vecteur ». Sandrine Cabut note en outre que « c'est la métropole qui est mise en cause, à travers l'association de trois entités ». La journaliste cite ainsi Laurent Médéa, docteur en sociologie et professeur à l'université de Saint-Denis de la Réunion, qui remarque que « l'Etat est accusé de ne pas avoir réagi à temps ; les médecins de dissimuler des éléments importants à la population de manière délibérée ; et les médias de se rendre complices de ces deux méfaits ».

Dans son article " Epidémie de chikungunya: Une communication officiel bien étrange", le dr Lionel Lsz de St Pierre , argument de l'OMS à l'appui, démontre que la mauvaise communication officielle sur le chik a été néfaste à la prévention de la propagation du virus.

Le Monde du 07.04 .06 a également repris le rapport OMS qui critique certaines aspects de la gestion de la crise par les institutions et l'état.

la gestio de la crise du chik a pâti de nombreuses querelles ou rivalités. Mais il est vrai que le mauvais exemple vient parfois d'en haut:

L'Express du 20/04/2006 Droite Génération ambition ( extrait)

" Vraie révélation de l'UMP depuis 2002, le ministre de la Santé, travailleur et compétent, dispose d'un fief local dans l'Aisne, d'un bon réseau de parlementaires et d'une pugnacité éprouvée. Ainsi, il veut empêcher Dutreil, parti de l'Aisne vers la Marne, de transmettre sa circonscription: sûr de son fait, il encourage une rivale contre l'héritier officiel. «Xavier, dans le réseau, n'a pas l'image d'un très bon camarade», confirme un élu. En juin 2005, le nom de Bertrand circula pour succéder, comme porte-parole du gouvernement, à Copé - lequel s'empressa donc de rempiler. Depuis, il s'est fâché avec Baroin dans la crise du chikungunya à la Réunion, opposant son activisme aux lourdeurs de l'administration ultramarine… "



A signaler un site internet original intulé "Ladi lafé" qui signifie "rumeur" ou " bouche à oreille " ou parfois " ragots" . Ce n'est pas une spécificité réunionnaise mais ....Certains médias y contribuent en partie: voir cette article du Monde sur Radio Freedom . Le JIR, avec par exemple, l'interview de l'entomologiste de rénomée M. LEBERRE a pu également y contribuer, si ce n'est pas actions au moins par défaut d'information dans certains domaines.

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